mercredi 11 février 2009

BCE fait plaisir à ses actionnaires


BCE, la société-mère de Bell Canada, a fait plaisir à ses actionnaires en annonçant ce matin «son engagement à leur retourner de l'encaisse par des augmentations régulières et durables du dividende».


Le président et chef de la direction, George Cope, a profité de la publication des résultats annuels de BCE pour confirmer une augmentation du dividende annuel de 5%, celui-ci passant de 1.48$ à 1.54$. Il s'agit d'une première depuis l'échec de la tentative de privatisation de la compagnie, une mésaventure qui aura duré plus d'un an et que la direction veut visiblement mettre derrière elle.

La hausse entrera en vigueur avec le prochain versement trimestriel de 0.385$ par action ordinaire, payable le 15 avril aux actionnaires inscrits au registre à la fermeture des bureaux le 16 mars 2009.

Le chef des affaires financières de BCE, Siim Vanaselja, a tenu à préciser que la société «établit une politique de dividende claire avec un paiement de dividende cible de 65 % à 75 % du BPA ajusté, qui offre suffisamment de flexibilité pour continuer d'investir dans l'entreprise tout en accroissant les distributions aux actionnaires».

«Les progrès de BCE sur le plan financier et opérationnel nous donnent confiance dans notre capacité de continuer de retourner de la valeur aux actionnaires, par exemple au moyen de l'augmentation du dividende sur actions ordinaires annoncée aujourd'hui et du programme de rachat d'actions ordinaires dans le cours normal des activités annoncé le 12 décembre 2008

A la fin de 2008, BCE avait à son bilan plus de 3 milliards $ en espèces et quasi-espèces.

Bonne journée!

dimanche 8 février 2009

Quelques précisions au sujet de Donaldson


Grâce à la magie de l'internet, mon article au sujet de Donaldson Company --
même si il est écrit en français -- a suscité de l'intérêt aux États-Unis, notamment dans la région de Minneapolis, au Minnesota, où se trouve le siège social de la société.

Un de ces lecteurs anglophones, qui dit suivre les activités de Donaldson depuis de nombreuses années, a même communiqué avec moi en fin de semaine pour ajouter son grain de sel.

À la condition que je garde son identité confidentielle, il m'a donné la permission de vous livrer ses observations. Les voici:


Marc

I enjoyed your blog about DCI. It was very thorough and you captured the essence of the value of an investment in DCI. A couple points of interest: Pall and Clarcor are key competitors as you state, however, the others mentioned are much less so. Two other major ones include Fleetguard, a Cummins company, and Parker.

Fleetguard supplies first fit to Cummins and they are a major aftermarket competitor in both filters and mufflers. Parker has a wide range of hydraulic, fuel and air filters, much gained through acquisition. Fram is another large aftermarket filter competitor but they also mfg. air cleaners for Mack.

As you will see when we move out of recession, DCI will generate an extraordinary level of free cash flow. They are in the process of cost cutting now and, as volume improves, they throw off large amounts of cash, primarily from the engine business. This has happened following every business downturn since 1979.

Finally, as important as geographical diversification has become, the key strategy was market/product diversification instituted by Bill Hodder. DCI was so tied to Cat (N.d.l.r.: Caterpillar) that the stock price always fluctuated in line with that giant. That is, thankfully, no longer the case but it took the market a long time to realize that.

Best regards

Voilà. J'ai pensé qu'il valait la peine d'apporter ces quelques précisions afin de tracer le portrait le plus complet possible de Donaldson Company.

Bonne journée!

jeudi 5 février 2009

Des nouvelles de Bird Construction


Bird Construction Income Fund a émis un communiqué en fin d'après-midi jeudi annonçant la fermeture prochaine de son bureau de Seattle dans l'état de Washington.

Le bureau devrait être fermé avant la fin de l'année 2009, lorsque les derniers contrats seront complétés. La compagnie maintiendra ensuite des «capacités opérationnelles en place jusqu'en 2010 afin de respecter ses garanties contractuelles».

La direction explique sa décision par son «incapacité à générer les résultats financiers prévus et la volonté de concentrer les efforts de la haute direction vers les opportunités qui se présenteront sur le marché canadien».

«Nous ne croyons pas que la fermeture de la division de Seattle aura un impact perceptible sur les résultats de la compagnie, ni que cela pourrait l'empêcher de maintenir les distributions», assure la direction confirmant, en conclusion du communiqué, le versement de sa distribution régulière de 0.1209$ pour les mois de février et mars.

Mon opinion

À première vue, la nouvelle d'aujourd'hui n'a rien de bien positif, mais plus j'y pense, moins elle me surprend. Il y a quelques années, Bird Construction avait trois bureaux aux États-Unis: à New York, Salt Lake City et bien sûr Seattle. New York a été fermé rapidement, Salt Lake City il y a deux ou trois ans, et c'est maintenant au tour de Seattle. À chaque fois, ces marchés ont été abandonnés parce que les résultats étaient inférieurs aux attentes. Bref, l'expérience de diversification américaine n'a pas fonctionnée et la compagnie s'en tiendra désormais à ce qu'elle fait le mieux: développer le marché canadien.

En ce qui concerne les «opportunités» dont il est fait mention dans le communiqué, j'ignore évidemment si la direction a quelque chose de précis en tête. Si c'est le cas, je verrais certes d'un bon oeil l'acquisition -- à prix raisonnable -- d'une concurrente dans le but d'accroître son rayonnement géographique et l'étendue de son offre de services.

Bonne journée!


mercredi 4 février 2009

Bird Construction : un oiseau rare!


Bien peu d’investisseurs au Canada connaissent Bird Construction Income Fund. Bien sûr, peut-être y en a-t-il qui ont déjà remarqué son nom inscrit sur des affiches, aux abords d’un immeuble en construction, mais très rares sont ceux qui ont eu la chance d’être mis au courant, assez tôt pour en profiter, de ses extraordinaires succès en bourse et en affaires. Je dis «extraordinaires», parce que je ne connais aucune autre compagnie canadienne qui a retourné autant d’argent à ses actionnaires au cours des dix dernières années.

Tel que son nom l’indique, Bird Construction Income Fund est une fiducie de revenu qui contrôle Bird Construction Limited, un entrepreneur général en construction et gestion de projets actif au Canada et aux États-Unis. La compagnie offre ses services aux secteurs industriel, institutionnel, commercial et multi-résidentiel, selon des formules contractuelles adaptées aux désirs de la clientèle. Fondée il y a près de 90 ans par H.J. Bird, elle compte aujourd’hui des bureaux à Halifax, Saint John (Nouveau-Brunswick), Toronto (siège social), Winnipeg, Calgary, Edmonton, Vancouver et Seattle (état de Washington).

Jusqu’en février 2006, Bird Construction faisait affaire sous le modèle corporatif. Mais son pdg à l’époque, Paul A. Charrette, jugeait qu’il lui serait plus facile comme fiducie de revenu de redistribuer à ses actionnaires les amples surplus de capital qu’elle générait d’année en année – surplus dont elle n’avait aucun besoin pour maintenir ses opérations. C’est ainsi que ses actions – qui se transigeaient au TSX Venture Exchange (BDT) – ont été converties en unités de fiducie, selon un ratio de trois unités pour une action, et inscrites à la bourse de Toronto sous le symbole BDT.un. Il s’agissait alors du deuxième fractionnement en moins de 10 ans, qui portait le nombre d’unités en circulation à 13 789 180.

C’était tout un changement, car, à peine sept ans plus tôt, en 1999, la compagnie ne comptait au grand total que 188 153 actions! Celles-ci s’échangeaient sur le parquet de la minuscule bourse de Winnipeg, où le teneur de marché pouvait passer des semaines sans avoir à effectuer la moindre transaction sur le titre. Et pour cause : dans son rapport annuel, la compagnie ne déclarait que 158 actionnaires, soit à peu près le même nombre qu’en 1995. Selon ce que j’ai été en mesure de recenser (et ça n’a pas été facile, croyez-moi!), quelques milliers d’actions seulement ont changé de mains au milieu de l’année 1999 à des prix variant entre 88$ et 125$, soit entre six et sept fois le bénéfice par action de 1998 – un bénéfice pharamineux de 16.87$.

Inscrite au Canadian Venture Exchange, puis au TSX Venture Exchange à la suite du fusionnement, au tournant du siècle, des bourses de Winnipeg, Montréal, Calgary et Vancouver, l’action de Bird Construction a continué de monter sous l’effet d’une poignée de transactions, de sorte qu’à la fin de 2000, elle valait plus de 180$. C’est un chiffre impressionnant, mais la compagnie allait très bien. L’année précédente, elle avait bouclé un sixième profit record de suite, plus du double de celui de l’année précédente, soit 7,6 millions $ sur des revenus de 341,2 millions $. Avec un bénéfice net par action de 40.52$, le prix de l’action était extrêmement raisonnable à un ratio cours/bénéfice de 4.4. A posteriori je suppose que seul l’engouement pour les titres techno – qui était à son comble à ce moment là – peut expliquer un prix aussi bas, car la compagnie était en voie d’établir un nouveau record : 42.03$ de bénéfice par action pour l’exercice 2000!

Quoi qu’il en soit, en 2001, question sans doute de faciliter les échanges, la direction s’est enfin décidée à effectuer son premier fractionnement d’actions. Au mois de mai, les derniers échanges ont culminé à 320$ (eh oui!) avant que le titre ne soit fractionné la première fois, selon un ratio de 20 :1, pour un total de 3 763 060 actions. Comme c’est souvent le cas en bourse, l’action a décollé dans les jours suivants pour atteindre 27$, soit l’équivalent de 540$ avant le fractionnement. Mais rapidement l’intérêt s’évapora et l’action de Bird Construction termina l’année autour des 15$.

L’ère post-fractionnement

Maintenant que nous avons parlé du décollage de Bird Construction, pour faciliter la compréhension, les chiffres exprimés le seront désormais (à moins d'avis contraire) en fonction des deux fractionnements d’actions, selon un facteur de 60 :1.

Au chapitre des ventes, la compagnie a poursuivi sa progression étonnante. Alors qu’elle affichait seulement 88 millions $ de revenu en 1988, en 2000, elle en était rendu à 360,5 millions $. En 2004, elle franchissait le seuil des 400 millions $ (448,2 M$); en 2006, celui des 500 millions (533,3 M$); en 2007, les 700 millions $ (756,6 M$). Pour 2008, même si la compagnie ne dévoilera ses résultats financiers que plus tard en mars cette année, on peut d’ores et déjà affirmer qu’elle franchira facilement les 800 millions $, car elle en était déjà à 788 millions $ fin septembre. À souligner que cette croissance provient en partie de l’acquisition en décembre 2007 de Rideau Construction, une entreprise solidement établie dans les provinces maritimes qui a donné accès ce nouveau marché.

Même si Bird Construction fait affaire dans une industrie très compétitive et que ses marges bénéficiaires nettes peuvent varier énormément (d’un peu plus de 1% à quelques fractions au-dessus de 4% selon la vigueur de la concurrence), la rentabilité est au rendez-vous depuis plus de 20 ans. D’année en année, la société figure d’ailleurs parmi les entreprises canadiennes dont le retour sur l’avoir des actionnaires est le plus élevé. De 1999 à 2007, le ratio moyen était de 50.5%, le plancher se situant à 25.98% en 2002 et le plafond, à 86.85% en 2007.

Toujours de 1999 à 2007, le bénéfice net est passé de 7,6 à 33,4 millions $, soit de 0.67$ à 2.42$ l’action. La valeur au livre a suivi la tendance, croissant de 0.92$ à 3.86$ l’action. Ce qu’il y a de plus beau, à mon avis, c’est que toute cette croissance a été réalisée sans recours à l’effet de levier. La direction de Bird Construction est en effet très conservatrice. Non seulement n’y a-t-il aucune dette au bilan, mais en plus la compagnie conserve traditionnellement d’importantes réserves en liquidités et placements. En 1999, le total de ses placements atteignait 42,6 millions $; fin septembre 2008, le montant était de 133,5 millions $ (plus de 8$ par action).

La direction conserve autant d’argent en liquidités principalement pour deux raisons : 1. La compagnie a besoin d’un fonds de roulement très élevé pour soumissionner sur de plus gros et lucratifs contrats, autrement elle serait incapable d’obtenir un cautionnement d’exécution («surety bond») d’un assureur tel que l’exigent la plupart de ces contrats. 2. Depuis que la société est une fiducie, la direction juge plus prudent de mettre de côté une partie des flux de trésorerie pour faciliter le maintien des distributions mensuelles pendant les cycles de ralentissement.

Les cycles

Puisqu’il est question de cycles, un mot à ce sujet. Je ne vous apprends rien en disant que l’industrie de la construction dépend pour une bonne part de la vigueur de l’économie. Dans le climat actuel, il y a certainement lieu de se demander si les beaux jours ne sont pas terminés pour Bird Construction.

Nul besoin d’être devin pour imaginer que ses activités dans les secteurs multi-résidentiel et commercial sont sans doute les plus vulnérables. Dans le secteur industriel, la baisse du prix du pétrole a ralenti considérablement les dépenses en capital en Alberta, notamment dans la région des sables bitumineux où Bird Construction est très active depuis quelques années. Déjà nous savons que l’un de ses gros clients, Petro-Canada, a reporté sa décision finale concernant la mise en chantier de son projet de Fort Hills Mine, là où Bird doit construire six bâtiments au coût de 100 millions $. Heureusement, il ne s’agit que d’une fraction de l’impressionnant carnet de commandes de 1,2 milliard $ de la compagnie et rien ne dit que Petro-Canada n’ira pas de l’avant.

À un peu moins de 20$ au moment d’écrire ces lignes, bien loin de son sommet de 45.46$ atteint en juin dernier, l’action de Bird Construction reflète déjà en partie l’inquiétude reliée aux trois secteurs dont je viens de parler. J’ignore dans quelle mesure la compagnie sera réellement affectée. À l’heure actuelle, je ne peux qu’exprimer l’espoir que la direction se montrera aussi alerte que par le passé, en concentrant ses efforts vers les régions et les activités les plus porteuses pour les trimestres à venir. Tout indique que le secteur institutionnel pourrait être son nouveau vecteur de croissance, si le Canada et les États-Unis consacrent autant d’argent que prévu aux travaux d’infrastructure dans leurs programmes de stimulation économique.

Gains de capital et dividendes

Maintenant que vous en savez plus au sujet de Bird Construction, la compagnie, il est temps de vous dire où vous en seriez exactement si vous en étiez devenu actionnaire il y a dix ans. D’abord, pour être parfaitement honnête, vous n’auriez pas été capable d’acheter d’actions avant le mois d’août de cette année là, car le titre est resté fixé à 53,40$ (89 cents en tenant compte des fractionnements) pendant des mois. Mais pour le plaisir de l’exercice, disons que, n’écoutant que votre courage, vous êtes devenu acquéreur de 100 actions à 88.20$ (1.47$ post-fractionnements) durant l’été. En supposant que vous ayez conservé vos actions jusqu’à ce jour, vous en auriez maintenant 6 000 à près de 20$ chacune, soit presque 120 000$ pour un investissement de 8 820 $ (oublions les frais de courtage!). C'est entre 13 et 14 fois la mise – un «14-bagger» pour reprendre la célèbre expression de Peter Lynch. En pourcentage, nous parlons d’un retour sur l’investissement de 1 260% ou de 31.6% par an. Pas mal, non?

Mais le plus beau de l’histoire, c’est que les actionnaires de Bird Construction ont été grassement payés – et continuent de l’être à tous les mois – en attendant que leurs actions accumulent une valeur inespérée dans leur portefeuille. Le tableau ci-dessous en fait l’illustration sans équivoque possible :

Dividendes et distributions *

1999……………….0.066
2000……………….0.20
2001……………….0.333
2002……………….0.30
2003……………….0.833
2004……………….0.966
2005……………….1.38
2006……………….3.248
2007……………….1.351
2008……………….1.45
__________________
Total……………10.127$

* En tenant compte des
deux fractionnements d’actions.

Ainsi donc, pour un investissement de 8 820$, vous auriez touché au total 60 672$ (6 000 x 10.127$) en dividendes et distributions – en supposant évidemment que vous ayez eu droit à tout l’argent versé en 1999. Et encore aujourd’hui vous recevriez une distribution mensuelle de 0.1209$ par unité, soit 725.40$ sans avoir à lever le petit doigt! Pour l’année 2008, il vous aurait fallu déclarer un revenu supplémentaire de 8 704.80, l’équivalent ou presque de la somme investie au départ. Difficile de trouver mieux, admettez-le!

Quoi faire ?

Pour finir quelques éléments de réflexion concernant le prix de l’action et s’il est opportun ou non d’investir présentement dans cette compagnie.

Comme vous le savez, je ne prétends par sur ce blogue avoir la compétence pour vous dire quoi faire de votre argent. Vous avez toujours la responsabilité en tant qu’investisseur de faire votre propre enquête, de vérifier mes données et de tirer vos propres conclusions. Cela étant dit, selon les données que j’ai été en mesure de rassembler, le titre de Bird Construction Income Fund se transige actuellement à un niveau fort raisonnable compte tenu des caractéristiques de l’entreprise.

Avec un bénéfice net par unité de 4.11$ pour les quatre derniers trimestres, le ratio cours/bénéfice est présentement de moins de 5, donc très bas. En s’en tenant simplement aux flux de trésorerie par unité (5.10$), le ratio tombe à moins de 4. À titre d’exemple, l’action de SNC-Lavalin, le géant québécois de l’ingénierie-conseil, se transige à plus de treize fois les flux de trésorerie par action pour les quatre derniers trimestres (2.69$).

Le rendement de BDT.un en distributions mensuelles dépasse les 7% – un niveau élevé qui tient sans doute au scepticisme du marché en regard de la possibilité qu’il soit soutenu indéfiniment. Sur ce point, je remarque qu’à la fin septembre la direction calculait n’avoir versé à ses actionnaires que 34.4% de l’encaisse distribuable. Il n’y a bien sûr rien d’acquis pour le futur, mais tout semble indiquer que la marge de manœuvre est encore confortable.

Je ne me suis pas prêté à l’exercice de comparer Bird Construction à d’autres entreprises du même secteur, mais j’ai quand même senti le besoin de dresser la liste des comparables inscrites à la bourse de Toronto. Les voici : Aecon Group (ARE), Armtec Infrastructure Income Fund (ARF.un), Genivar Income Fund (GNV.un), IBI Group Income Fund (IBG.un), Lockerbie and Hole (LH), Seacliff Construction (SDC), SNC-Lavalin (SNC) et Stantec (STN).

En conclusion, un dernier avertissement: Bird Construction Income Fund ne peut compter sur aucun avantage concurrentiel important pour continuer de croître. Les barrières à l’entrée dans l’industrie de la construction sont à peu près inexistantes – il n’y a malheureusement pas de «moat» (douve) pour protéger la compagnie contre ses compétiteurs. Si elle a un avantage, il réside à mon avis du côté de son bilan qui pourrait, dans l’état actuel de l’économie, lui permettre d’être préférée à des entreprises plus fragiles pour l'obtention de contrats. Mais je pense qu’elle doit avant tout ses succès passés à ses dirigeants – des gens de premier niveau – et à la réputation qu’ils ont su bâtir autour du nom de la compagnie. Maintenant que Bird Construction est sous la gouverne du nouveau pdg Paul Raboud, espérons qu’il en sera de même encore longtemps.

Bonne journée!

dimanche 1 février 2009

57 hausses en un mois!


Et dire qu'il y a quelques jours, je reprenais la manchette d'un texte d'Associated Press faisant grand état du fait qu'en ce début d'année les compagnies américaines annoncent des réductions de dividende au rythme le plus rapide des 50 dernières années...

Selon AP, sept compagnies de l'indice Standard & Poors 500, dont Bank of America et Pfizer, sont parmi celles qui ont fait savoir qu'elles verseront moins d'argent à leurs actionnaires en 2009. Ça paraît beaucoup et pourtant...

Pourtant, il m'a suffit de quelques heures de recherche sur l'internet pour dresser une liste -- incomplète, j'en suis certain -- de 57 sociétés nord-américaines qui ont augmenté leurs dividendes en janvier. J'admets que c'est probablement moins que la tendance habituelle, mais cinquante-sept, ça reste un nombre impressionnant dans le contexte économique actuel.

Un bon nombre de ces 57 sociétés sont des Limited Partnerships (LP), comme Holly Energy Partners ou Natural Resource Partners, mais il y aussi un bon nombre d'entités corporatives comme Allete ou Cintas.

Le secteur de l'énergie est bien représenté avec 25 compagnies. Mais j'ai aussi dénombré des banques comme Hudson City Bancorp, un fournisseur de pièces d'autos, Genuine Parts Company, et une chaîne de magasins à escompte, Family Dollar Stores.

Au moins six compagnies canadiennes font partie du groupe: Metro, Shaw Communications, ATCO, Canadian Utilities, Canadien National et Transalta.

Les hausses peuvent être symboliques. C'est le cas pour Wesco Financial, par exemple. La société de portefeuille dirigée par Charlie Munger, le partenaire d'affaire de Warren Buffett dans Berkshire Hathaway (BRK.a), ne versera que quatre cents de plus cette année, 1.58$ au total. Pour une action qui se transige à plus de 300$, il s'agit d'un rendement de moins de un demi de un pour cent. Sans vouloir manquer de respect à M. Munger, ce n'est pas une amélioration de 2.6% qui fera de sa compagnie un gros «dividend payer»...

Heureusement, il y a eu de belles surprises. Je retiens entre autres CMS Energy (+30.4%), Enterprise GP Holdings (14.6%), Fastenal (+29.6%), Heritage Financial Group (+14.2%) et TFS Financial Corporation avec un impressionnant 40% d'augmentation.

Bref, ces 57 compagnies nous rappellent, une fois de plus, qu'il n'y a pas que du noir autour de nous à la fin de la première décennie de ce millénaire. La vie continue et les entreprises sont là pour répondre aux besoins de tous et chacun. Certaines ne survivront pas au ralentissement économique, d'autres se tireront bien d'affaire. À nous de faire la part des choses et de cibler les meilleures.

Je surveillerai les annonces en février et en rendrai compte dans la colonne de gauche de mon blogue sous le titre Les dernières augmentations de dividende. Pour des fins d'archivage, voici donc la liste pour le mois de janvier; j'y indique le nom des compagnies qui ont fait des annonces, la hausse en dollar et le montant du dividende pour l'année:

EN JANVIER

- Allete Inc.: 0.04$ à 1.76$
-
Alliance Resource Partners: 0.06$ à 2.86$
- ATCO: 0.06$ à 1.00$
- Bemis Company Inc.: 0.02$ à 0.90$
- California Water Service Group: 0.01$ à 1.18$
- Canadian Utilities: 0.08$ à 1.41$
- Canadien National: 0.09$ à 1.01$
- Centerpoint Energy Inc.: 0.03$ à 0.76$
-
Cintas: 0.01$ à 0.47$
- CMS Energy: 0.14$ à 0.60$
- Comm Bancorp Inc.: 0.04$ à 1.12$
-
Consolidated Edison Holdings: 0.02$ à 2.36$
-
CVS Caremark Corp.: 0.029$ à 0.305$
- DCP Midstream Partners: 0.12$ à 2.40$
- DPL Inc.: 0.04$ à 1.14$
- Dunn & Bradstreet: 0.16$ à 1.36$
- El Paso Pipeline Partners: 0.08$ à 1.28$

- Energen Corp.: 0.02$ à 0.50$
-
Energy Transfer Equity: 0.12$ à 2.04$
- Enterprise Bancorp Inc.: 0.02$ à 0.38$
-
Enterprise GP Holdings: 0.24$ à 1.88$
- Enterprise Products: 0.12$ à 2.12$
- Family Dollar Stores: 0.04$ à 0.54$
- Fastenal Company: 0.16$ à 0.70$
- First Citizens Bancshares Inc.: 0.10$ à 1.20$
- Genuine Parts Company: 0.04$ à 1.60$
-
Healthcare Services Group: 0.04$ à 0.68$
- Heritage Financial Group: 0.04$ à 0.32$
- Holly Energy Partners: 0.04$ à 3.06$
- Hudson City Bancorp: 0.04$ à 0.56$
-
Inergy Holdings: 0.10$ à 2.70$
- Kinder Morgan Energy Partners: 0.12$ à 4.20$
- Linear Technology: 0.04$ à 0.88$
- Magellan Midstream Holdings: 0.02$ à 1.436$
- Magellan Midstream Partners: 0.03 à 2.84$
- McGraw-Hill Companies Inc.: 0.02$ à 0.90$
-
Metro: 0.05$ à 0.55$
- Monsanto
: 0.10$ à 1.06$
- National Instrument: 0.04$ à 0.48$
- Navios Maritime Partners: 0.06$ à 1.60$
- Norfolk Southern: 0.08$ à 1.36$
- North European Oil Royalty: 0.12$ à 4.24$
- Natural Resource Partners: 0.04$ à 2.14$
- Partnerre Ltd.: 0.04$ à 1.84$
- Pennichuck Corporation: 0.04$ à 0.70$
- Praxair: 0.10$ à 1.60$

- Rollins Inc.: 0.03$ à 0.28$
- Royal Dutch Shell: 0.08$ à 1.68$
- RPC Inc.: 0.04$ à 0.28$
- Shaw Communications: 0.04$ à 0.84$
- Sunoco Logistic Partners: 0.06$ à 3.96$
-
SJW Corp.: 0.015$ à 0.66$
- Telephone & Data Systems: 0.02$ à 0.43$
- TFS Financial Corporation: 0.08$ à 0.28$

- Transalta: 0.08$ à 1.16$
- Wesco Financial: 0.04$ à 1.58$
- Williams Pipeline Partners: 0.02$ à 1.28$